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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 16:03

 fractale-3.jpg

 

 

Les cartes postales achetées au bar-tabac du coin étaient d’une banalité affligeante. Mais qui m’allait bien. 

  Il fait beau, il pleut, meilleurs souvenirs de Perros-Guirec.

 J’étais venu sur la côte bretonne pour étudier les fractales. J'avais tout le temps. 

  Les pommiers sont en fleurs, c’est  jour de tempête.

  Je mentais, bien sûr je mentais, je voulais dire…Peu importe ce que je voulais dire.   C’est toi en lisant qui  donnerait  leur sens aux mots. Parfois je n’écrivais rien, j’envoyais la carte  avec seulement le timbre et l’adresse (pouvais-je faire moins ?). Peu importe ce que ça voulait dire ! Là-bas, à l’autre bout du monde, tu comblerais  le vide.  Parfois je t’écrivais comme si tu étais ma mère.

  Il neige sur Saint-Brieuc, du jamais vu ici, on mange bien et c’est pas cher, je crois que j’ai grossi.   As-tu des nouvelles de Félicien ?   Et le chien comment va-t-il?

  Je savais que le chien vieillissait plus vite que moi :  c’était scientifique et rassurant. Pour le chien, si le chien existe, quand je reviendrai, je serai toujours un jeune homme. Il me fera la fête.

  Envoie-moi un peu d’argent, on ne peut vivre que d’amour et d’eau fraîche  et fais un don pour moi à Saint Expédit.   

Tendrement ou un baiser, ou mille baisers... 

  J’avais alors  la coquetterie de ne jamais signer. Je pensais que les lettres d’amour devaient être anonymes.  Je ne doutais pas que tu me  reconnaisses.


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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 15:18

 lignes2

 

 

Avant lecture  

Alors, littérature ou pas? Il y a querelle d'experts à Paris (St Germain) pour nous dire ce qu'il faut en penser, question littérature, du bouquin de Marcella Iacub.

De la littérature? Telle est en effet la question! Ceux qui refusent au livre de Iacub (souvent sans l'avoir lu) le droit d'en être le font en énonçant 3 interdits.

Ne peut-être littéraire : 

1) Un écrit qui  touche à DSK 

2) Un  écrit qui part d’une situation provoquée par son auteur 

3) Un écrit qui fait le buzz et sa publicité dans les médias.

 

Pour ces  censeurs, pas de littérature possible  sans  une  éthique  de l’œuvre, c'est à dire sans une éthique de son objet, de sa genèse  et de sa communication … On a envie de leur demander : et le texte ? Parlez-nous un petit peu du texte ?  Peut-on sérieusement définir la qualité d’un jus d’orange en ne parlant que de la forme de son emballage, de sa publicité, des conditions de travail de ceux qui ont récolté les fruits,  de la trace carbone de son transport, de l’addiction éventuelle du consommateur,   et faire l’impasse sur le goût du jus et l’analyse  de sa composition ?

On me répondra que la littérature n'est pas du jus d'orange. Justement. Peut-on imaginer sérieusement une littérature estampillée Bio, Ecocert, Max Havelaar comme un produit alimentaire! 

 

Et nous, les petits, les obscurs, aurons-nous le droit de nous faire une idée?  Virginie Despentes dans une chronique du Monde des livres règle son compte à un éventuel lecteur du bouquin de Iacub.  Sera  un  gogo, suggère-t-elle, la classe moyenne  provinciale  (c’est moi !) qui  l'achètera. On se doutait bien qu’elle avait lu le livre, elle, sans l'avoir payé!  C'est qu'à Virginie Despentes, le coup de la littérature à scandale, on ne le fait plus! Chasse gardée!

 

« Belle et Bête »  Marcela Iacub (Stock) 



Après lecture


Il m'a donc fallu lire coûte que coûte (13,50 euros) le fameux livre de Marcela Iacub « Belle et Bête » (Stock).  Humble avis de  lecteur  provincial moyen : c'est bien de la littérature. Au moins autant que les centaines de livres qu'on peut trouver dans les rayons de nos librairies. Le parti-pris (le cochon est grand, l'homme est petit) est amusant, la psychologie des personnages, comme on dit, plausible, l'écriture parfois fluide, et comme le tout est assez court,  on n'a pas trop le temps de s'ennuyer. On a lu beaucoup mieux, on a lu pire. Je donne donc l’imprimatur. De là à faire de ce bouquin, au nom de la littérature, sa une, il fallait le Nouvels Obs pour oser !


Peut-on prendre intérêt à lire ce bouquin si on ne connaît rien de l'affaire DSK ? J'en doute. La Belle ne serait plus grand chose sans sa Bête clairement identifiée. Ce texte  survivra mal à son actualité. Qui en parle encore aujourd’hui ? Moi, ici, et surtout pour dire qu'on en a trop parlé...  C'est dire! La charge contre DSK et son épouse est féroce. On comprend que le couple n’ait pas bien  pris la chose. C’est intéressant et assez jubilatoire  de lire ce bouquin juste après celui de Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin « Les Strauss-Khahn ». La fable de Iacub  est-elle si  loin de la vérité ? On se gardera de répondre.


 


 

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 15:56

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Le temps, c’est ce qui fait que l’espace se modifie, ou, plus exactement, la modification de l’espace engendre ce que nous appelons le temps. (Jean Fourastié)

 

 

Le voyage a été rapide.


La fusée intergalactique qui me dépose sur la planète B16 de la 18 ème galaxie a dépassé plusieurs fois la vitesse de la lumière. Quand  je demande à l’hôtesse d’accueil à combien je suis de la terre, elle me répond en souriant, à pied, Monsieur, il vous faudra des milliards et des milliards et des milliards d’années pour rentrer chez vous!


Je découvre une ville triste,  des alignements de bâtiments gris et des places uniformes. La visite est sans intérêt! Mais le voyage ne m’a rien coûté. On me l'a offert pour mon départ à la retraite. Et  puis, je ne dois rester que l'après-midi!

 

Les gens  ici ressemblent à ceux qu’on peut trouver sur terre, mais plus vieux. Dans un bar, je bois un café. Des télévisions  sont accrochées aux murs.  On passe dans la langue universelle  un épisode de  «L’inspecteur Derrick ». Je regarde ma montre, il faut que je rentre sur terre. J’arriverai chez moi pour dîner. 


Il y a des embouteillages et dans ces rues qui se ressemblent toutes  mon taxi  se perd un peu. Quand j’arrive au spatioport la fusée intergalactique est partie. Ce n’est pas grave, je  prendrai la suivante. L'hôtesse semble embarrassée,  Vous ne saviez pas, Monsieur? On ne vous a  rien dit? Mais vous n'avez qu'un billet aller!


Je suis  vexé et déçu que mes collègues aient été aussi mesquins.  Mais quand elle m'indique le prix du billet retour, c'est la panique! Toutes mes économies n'y suffiront pas! Si je rentre à ce prix, je suis ruiné!


L'hôtesse m'explique alors que pour retourner sur terre il existe un moyen moins cher que la fusée intergalactique, ce serait de prendre la navette qui s’arrête sur chaque planète et dans toutes les galaxies. Mais pour rentrer chez vous avec la navette, Monsieur, je suis désolée, vous allez en avoir  pour l’éternité.


Elle me regarde gentiment,  à votre âge, Monsieur, il vaudrait mieux songer à vous installer définitivement ici. Et elle me tend un petit prospectus coloré qui vante les mérites d’une maison de retraite, vous y serez bien, m’encourage-t-elle, elle ne se trouve qu' à deux pas d’ici !



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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 16:24

 

série noire 2-copie-1 

 

 

 

 Mon Dieu suis-je bête ?  Il laissait  à Dieu le soin de lui répondre que non, bête, il ne l’était pas, et que la vérité n’était pas tout à fait la vérité.

 

« Ta femme te trompe avec David Hunter.  Et cela dure depuis des années. »  Une lettre anonyme - dont on ne put jamais identifier l’auteur - lui fit découvrir la situation. Kurt aimait sa femme Jenny. David était leur voisin et leur meilleur ami.  Dans l’instant qui suivit la terrible nouvelle, Kurt repensa à toutes ces années. Il  revit  les mimiques, les sourires, les gestes, les cadeaux, les baisers, tous ces témoignages d’attention que David avait montrés à Jenny quand  il leur rendait visite. Ils devenaient maintenant autant de preuves de sa trahison.  Kurt se dit, mon Dieu suis-je bête !  Et sa colère l’emporta sur sa détresse. Kurt était un terrien, un paysan qui aimait sa femme comme  il aimait  ses terres. C’étaient ses biens à lui. Y toucher, c’était toucher à sa vie, car sa vie n’avait de sens que dans la possession. Alors Kurt défendit son bien  avec son fusil, comme on le fait dans les campagnes profondes ou au Far West. Sans même questionner sa femme, il se rendit  chez David et le tua. Au premier policier qui l’interrogea, il répondit, pour expliquer son geste, c’était ma femme, c’était ma femme.

 

Drame passionnel, sans préméditation, la condamnation de Kurt fut  relativement légère.  Il sortit de prison trois années plus tard, après une remise de peine  pour bonne conduite. De mémoire de gardiens, on n’avait jamais vu prisonnier si assidu à la bibliothèque. 

 

C'est alors que Jenny, qui avait obtenu le divorce juste après la condamnation de Kurt, se remaria avec Jéremy Hunter, le frère unique de David. 

 

Mon Dieu suis-je bête!   s’écria Kurt en s’emparant de son fusil.

 

C’était le second crime de Kurt, une récidive. Cette fois, l’avocat plaida la folie.  Kurt évita la prison et se retrouva en hôpital psychiatrique. Au bout de deux années, le comité d’experts jugea qu’il était guéri. Jamais le personnel n'avait vu patient se plier aux soins avec autant de bonne volonté.

 

Jenny  était maintenant à la tête d’une grosse fortune. Par son divorce  et son héritage, elle avait en effet pu réunir dans une même propriété les terres de Kurt et celles des frères Hunter. Elle vivait seule dans la belle demeure des Hunter. Quand Kurt frappa à sa porte, elle l’accueillit comme s’il rentrait de sa journée de travail.  Ils tombèrent dans les bras l’un de l’autre et reprirent leur vie d’avant. Une vie pleine de cadeaux, de caresses, de sourires et de petits bonheurs. Et chaque soir, avant de s’endormir, Kurt murmurait  à l’oreille de Jenny « Mon Dieu suis-je si bête ? »

 

 

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 10:04

 

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« À dix ans j’étais déjà vieux. Beaucoup plus tard, ensuite, j’ai rajeuni. Mais il m’en est resté le désenchantement qu’apportent les expériences précoces. Il arrive encore que je m’emballe bien sûr. Mais c’est presque toujours comme dans ces rêves,  où l’on sait que tout a lieu trop tard. On me dit quelquefois : « Tiens, vous n’êtes donc jamais allé en Amérique ? » Je m’en excuse sur le manque de temps, d’argent, d’occasions. Comment, sans que l’on croie à une plaisanterie, ajouter que je connais ? Evidemment, je parle de la vraie Amérique, celle où en fait on ne peut aller, c’est à dire de cette palissade brune et de ce terrain vague violâtre, avec un fond de maisons en escalier. Le reste n’est qu’anecdote. J’ignore de quelle façon la vraie Amérique se dérobe à ceux qui paraît-il en sont revenus. Il serait difficile de les convaincre que leur Amérique immense et réelle n’a pas de rapport avec la vérité »

          Jacques Réda, L’herbe des talus, Gallimard

    

Il était né « has been ». Se définissait lui-même comme un « passe-temps ». Pouvait rester des journées entières à observer les grilles des aérateurs. Il prenait l’air. Respirait le temps.

Il utilisait l’imparfait, même du subjonctif, ne mettait ni photos ni musiques. Ses écrits sentaient le vieux à plein nez. Quand il tapait sur le clavier, il portait son tee shirt délavé, celui avec l’inscription « I love Bove ».

Pour la fête des pères, et même s’il n’avait pas d’enfant, il s’était fait offrir un moule à madeleines en silicone.

Ainsi équipé, avec son Mac et ses allergies aux pollutions chimiques, il avait tout pour devenir le Proust de la modernité.

 


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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 15:06

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Sorbet au dessert!

 

Ça  passe tout seul, argumente la maîtresse de maison  et les autres, faux-culs, d’ajouter, meilleur pour la santé,  facile à digérer, ce n’est que de l’eau sucrée en fait, toutes  raisons qui font que je hais le sorbet, depuis toujours. 


Irrépressible envie  d’une glace à la vanille, épaisse, onctueuse, à l’ancienne, au lait entier.  Alors soudain je boude, je refuse et  dis méchamment,  je n’aime pas l'eau  sucrée


Eux s’étonnent. A son âge! Se mettre dans cet état! Pour un dessert! Un vrai caprice! Comme s’il avait 5 ans!  De la confiture à la place ?


Oui, ça ira très bien. Régression absolue. Involution. Mais si vous me mettez, avec, deux carrés de chocolat noir et un quignon de pain et une banane...Non!  une seule!   Ça m’ira encore mieux! Tout, sauf leur affreux sorbet. 


 

Je me justifie, solennel, péremptoire,  le sorbet, c’est fait pour les couilles molles, les fenarés. Je pontifie,  j’y consens à la rigueur entre deux plats ou comme mise en bouche pour préparer les papilles, mais en fin de repas! Touche ultime!  Dernier souvenir! De l’eau sucrée ! Vous vous rendez compte! C’est pas possible !

 

Moi d'ordinaire si calme, si poli, si soumis, je pète les plombs, je jette le masque, c'est une première, j’affirme qui je suis,  rebelle,  indépendant,  Che Guevara des entremets glacés,  je m’affranchis. Le sorbet, c’est rabat-joie, bonnet de nuit, peine à jouir, un truc d’écolo intégriste fait pour emmerder les peuples,  et d’un coup comme on parle politique, le ton monte. Alors  je renverse les plats et je quitte la table. Leur sorbet, ce sera sans moi ! Libre. 

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 17:09

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"Je suis empereur d'une berge, seigneur de mes chiots, roi des Cèdres du Nord, protecteur des mésanges, allié des lynx et frère des ours. je suis surtout un peu gris, parce que après deux heures d'abattage de bois, je viens de m'envoyer un fond de vodka."


"Dans les forêts de Sibérie"  Sylvain Tesson  (Gallimard)


 

Le problème de Sylvain Tesson, c’est son père Philippe, une des plus belles têtes à claques du PAF (paysage audiovisuel français) avec FOG (Franz-Olivier Giesbert). On comprend mieux  les besoins de  voyages longs et de solitude profonde du fils quand on connaît la logorrhée du père.

 

Lettres de Sibérie plutôt réussies quand Tesson  raconte les petites choses de  sa vie quotidienne d'ermite dans une cabane isolée sur les rives du lac Baïkal et parle de ses rencontres  avec ses voisins russes. Et puis, on ne peut être qu'admiratif d'un écrivain capable de couper du bois pendant deux heures ! 

 

Sibérie ou pas, la solitude conduit à faire de trois fois rien une aventure. Quand on est seul,  chaque instant est là pour tenir compagnie. Instinct de survie du solitaire?  Retour de l'écrivain aux origines de la littérature?  Les deux, sans doute, mon capitaine!

On lira le bouquin de Tesson comme un roman d'aventures ou/et comme la thérapie d'un individu qui s'est sorti du groupe (on comprend mieux les besoins de voyages longs et de solitude profonde du fils..etc. etc)

 

Le livre de Tesson requiert un lecteur "à point", comme on dit d'un steak. Pour l'apprécier à sa juste valeur, il faut le lire au bon moment et au bon endroit. Mais, il y a des Baïkal partout, surtout en Auvergne. Choisissez la bonne rive. 

 

 


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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 16:54

 

 

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Elle est fan absolue de Georges Clooney. Elle regarde  en boucle le dernier  spot Nespresso en répétant, trop subtil ! trop subtil ! Je m’approche de l’ordinateur et regarde avec elle. Je concède, c’est pas mal !

Elle se retourne furieuse: - Tu es sûr d’avoir bien tout compris ! Cette interrogation en abyme sur l'identité? Et le doute existentiel exprimé dans le dernier regard ? Il y a plus d’intelligence et de profondeur ici , en quelques secondes, que dans bien des films qui se poussent du col à Cannes !

- Tu exagères, je lui dis, on ne peut comparer! Et je lui fais remarquer aussi qu’avec Clooney  le prix du kilo de café, par dosette interposée, monte à 70  euros !

- Ce n’est rien, il le mérite, répond-elle, les yeux brillants.  Et puis, elle ajoute,  définitive,   avec  Georges, pas de risque, lui, qu’il  parte en Belgique planquer son fric ! Même dans une pub, il sait tenir son rang !


 http://www.youtube.com/watch?v=RoZgGXd1-Z8


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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 16:37

 

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Pour  affronter l’hiver, j’ai fait installer au salon un convecteur dit « intelligent ». Le constat est cruel :  ce convecteur  est  plus intelligent que moi. Il commande, dit quand  ouvrir les fenêtres, quand les fermer, quand entrer ou sortir de la pièce,  quand éteindre la télé, quand aller se coucher, quand partir en vacances.  Bien dans l’air du temps, il m’a programmé en mode « économie ». Tout écart de ma part: c’est le grand froid! Et il émet un petit sifflement moqueur quand, dans mon fauteuil, après le repas de midi, je lis  le « Monde », de la veille, en buvant mon thé.   

Il y a trop de choses intelligentes autour de moi ! Trop de choses qui me dépassent ! J’ai essayé  de piloter le convecteur  "intelligent",  les volets roulants "intelligents", le vélux "intelligent" avec mon smartphone "intelligent". Mais ces intelligences se contrarient! Comme quand on réunit, dans un même gouvernement, un quarteron d’énarques.

Mon convecteur, j'aurais dû le choisir un peu con!

 


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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 17:51

 

efferv

 

Ils sont une dizaine de petits vieux du village (au village, il n’y a plus que des vieux) à attendre sur le trottoir, dans le vent et le froid. La consultation ne commence que dans une demi-heure et  la porte du cabinet est fermée. Le médecin arrive enfin, sort de sa voiture péniblement,  s’appuie sur une canne. Vieil homme aussi, cheveux blancs, dos courbé. 

Ses patients l’entourent inquiets,

- Comment ça va Docteur?

- Pas très fort, répond-il, pas très fort!

- Vous tiendrez quand même le coup, Docteur ?

- Oui, oui, rassurez vous, dit-il dans un souffle, nous partirons ensemble.


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