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 Microsystoles,  le blog d'Emile Gillmo
microfictions, microfrictions, microfrissons

Pluie

Emile Gillmo #Littérature

 

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Il pleut tellement et depuis si longtemps qu’on pourrait avoir oublié le désir de pluie…

 

 

Je sais que peu de gens auront jamais, dessous un ciel aussi lourd, échangé de telles confidences…Serait-ce du ciel qu’il me faut espérer la résolution de ceci? Il ne vient pas. La nuit est veuve. A des gouttes qui flaquent sur mes dalles, je sens enfin que toute la nue se détend, et qu’il pleut,- Il pleut enfin!
Alors, nu sous un vêtement de soie impalpable, de soie chinoise pour l’été, je reçois la grande averse, et, rafraîchi, je m’en vais,-enfin-dormir, détendu.

 
René Leys . 
Victor Segalen, Gallimard (l'Imaginaire)

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A
C'était la fin de la journée à Madrid. La chaleur était accablante. L'orage éclata soudain et brutal. Nous avions ri de cette fulgurance. Nous marchions vite enlacés et Lucie m'enveloppait sous sa<br /> cape... Et nos corps ne faisaient plus qu'un. J'ai réalisé alors que je ne pourrai plus être sans elle.<br /> Lucie s'en est allée.<br /> J'ai cessé de voyager.<br /> Il ne pleut plus à Madrid le soir.
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A
en double facette<br /> bien-être ou destruction<br /> juste des gouttes
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C
Il pleut tellement et depuis si longtemps que l'on se remémore les expériences d'avant... Ainsi, le grand sac noir de poubelle 50 l ajusté sur le haut du corps produit le même effet que la<br /> protection de l'orage sous une toile de tente , une jouissance indéfinissable d'être protégé de tant par si peu...
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