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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 15:56

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Le temps, c’est ce qui fait que l’espace se modifie, ou, plus exactement, la modification de l’espace engendre ce que nous appelons le temps. (Jean Fourastié)

 

 

Le voyage a été rapide.


La fusée intergalactique qui me dépose sur la planète B16 de la 18 ème galaxie a dépassé plusieurs fois la vitesse de la lumière. Quand  je demande à l’hôtesse d’accueil à combien je suis de la terre, elle me répond en souriant, à pied, Monsieur, il vous faudra des milliards et des milliards et des milliards d’années pour rentrer chez vous!


Je découvre une ville triste,  des alignements de bâtiments gris et des places uniformes. La visite est sans intérêt! Mais le voyage ne m’a rien coûté. On me l'a offert pour mon départ à la retraite. Et  puis, je ne dois rester que l'après-midi!

 

Les gens  ici ressemblent à ceux qu’on peut trouver sur terre, mais plus vieux. Dans un bar, je bois un café. Des télévisions  sont accrochées aux murs.  On passe dans la langue universelle  un épisode de  «L’inspecteur Derrick ». Je regarde ma montre, il faut que je rentre sur terre. J’arriverai chez moi pour dîner. 


Il y a des embouteillages et dans ces rues qui se ressemblent toutes  mon taxi  se perd un peu. Quand j’arrive au spatioport la fusée intergalactique est partie. Ce n’est pas grave, je  prendrai la suivante. L'hôtesse semble embarrassée,  Vous ne saviez pas, Monsieur? On ne vous a  rien dit? Mais vous n'avez qu'un billet aller!


Je suis  vexé et déçu que mes collègues aient été aussi mesquins.  Mais quand elle m'indique le prix du billet retour, c'est la panique! Toutes mes économies n'y suffiront pas! Si je rentre à ce prix, je suis ruiné!


L'hôtesse m'explique alors que pour retourner sur terre il existe un moyen moins cher que la fusée intergalactique, ce serait de prendre la navette qui s’arrête sur chaque planète et dans toutes les galaxies. Mais pour rentrer chez vous avec la navette, Monsieur, je suis désolée, vous allez en avoir  pour l’éternité.


Elle me regarde gentiment,  à votre âge, Monsieur, il vaudrait mieux songer à vous installer définitivement ici. Et elle me tend un petit prospectus coloré qui vante les mérites d’une maison de retraite, vous y serez bien, m’encourage-t-elle, elle ne se trouve qu' à deux pas d’ici !



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Published by Emile Gillmo - dans Voyages
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commentaires

ABC 29/04/2013 11:29

Pas de chance, je crois que c'est tout de même plus coloré chez nous, en dépit de la météo... :-))