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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 08:00

 

deauville-2.jpg

 

 
Nous avalons nos sandwichs sur un banc en nous gaussant du spectacle des riches qui défilent sur les planches. Eux semblent se réjouir de voir des pauvres manger. Le monde est bien fait.


   http://www.frissonesthetique.com/revue/no6/pdf/16philippenormand.pdf

 

 

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 09:31

 

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Comme on n'a rien d’autre à faire cet après-midi de juillet, on regarde tous l’hélico rouge et jaune de la sécurité civile qui va décoller en bout de jetée, mais soudain quelqu’un crie de l’autre côté du quai, un phoque, venez voir, il y a un phoque !

Aussitôt notre petite foule de touristes se déplace pour voir. C’est un phoque, un bébé phoque, quelqu’un précise, qui essaie de remonter vers le large. L’effort semble intense. On devine son sillage et on aperçoit parfois sa tête à la surface de l’eau. On la distingue à peine mais à chaque apparition, la foule exulte, le phoque ! c’est le phoque !

Dans l’excitation, personne n’a vu le petit dernier de la famille Garousse, Ludovic, tomber du haut du quai dans la mer. Moi si, mais mon cri se perd dans les cris de la foule, le phoque ! c’est le phoque !

Tant pis pour Ludo, Et puis de toute façon, derrière nous, l’hélico rouge et jaune de la sécurité civile a décollé dans un grand coup de vent, emportant bobs et casquettes, pour porter secours, plus loin, dans la baie de Somme.

 


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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 10:00

 

 

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De leur séjour en Bavière, ils conclurent, unanimes : « les Allemands sont sympas ».
Quelqu’un, qui savait son Histoire, ajouta : «Oui, ce sont des gens simples, qui vivent sans chichis et s’invitent chez vous à la bonne franquette ».

 

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 14:56

 

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Je longeais en VTT le sentier  qui remonte l’Ilz. A quelques kilomètres de Passau, j’aperçus, dans les minuscules clairières qui bordent la rivière, des hommes nus allongés sur des serviettes éponge. Pour bien montrer que je n’étais pas homophobe, à chacun je faisais en passant un petit signe amical de la main. Ce  n’était pas sans danger : des racines déformaient le sentier,  et plusieurs fois je manquai chuter, rattrapant de justesse avec la main droite la poignée du guidon que je venais de lâcher.
Mais je préférais courir ce risque plutôt que de passer pour quelqu’un d’une autre époque.

 


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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 07:32

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Peut-on sérieusement imaginer des campings littéraires ou philosophiques, comme il existe des cafés?

Campant en Autriche et relisant, après coup, le Tractatus, je me suis cependant posé la question  de savoir si Wittgenstein aurait aimé camper. Et quelle aurait été l’influence du camping sur son œuvre?

Certes, le ” Ce dont on ne peut parler, il faut le taire ” pourrait être une jolie phrase de campeur sortant des toilettes avec son rouleau de papier hygiénique à la main, mais je crois que les problèmes de manutention et d’intendance inhérents au camping  ne laissent guère le temps à la réflexion. Et c'est tant mieux. 

  

 

http://www.philonet.fr/auteurs/Wittgens.html

 

 


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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 09:13

 

 

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Egaré sur un chemin de terre cerné d’arbres et de joncs, il était sorti de sa voiture pour voir s’il pouvait faire demi-tour sans risque. Par hasard, à travers les feuillages, il découvrit le Danube au moment même où un taon le piquait au mollet.
 -  Et merde ! 
La phrase lui était venue comme ça, en toute simplicité.
Mais, rentré chez lui, il pourrait sûrement en faire un petit bout de littérature.

 

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 13:11

ventilo

 

 

- À quoi sers-je ?


Il pédalait, debout, la tête droite, et pendant au moins 40 minutes, comme le recommandait la notice d’usage de son vélo elliptique. Ses yeux fixaient donc la boîte des chaussures « Méphisto » posée devant lui sur l’étagère.


Que vendait-il au diable en pédalant ainsi ?


Il aimait ces trajets immobiles, le temps passé à compter les battements de cœur et  les pertes caloriques. Il mesurait le sentiment d’être inutile.

 


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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 08:28




Les rives de l'Elbe.


Dimanche, comme les gens de Dresde, nous faisons  du vélo sur les rives de l’Elbe. La piste  cyclable est encombrée, l’ambiance bon enfant. On croise même une maman sur rollers avec une poussette. A midi, vite fait, dans une auberge, salade d’été aux pfifferlinge, puis, pour le dit, nous poussons jusqu’en Tchéquie. Le retour se fait vélo dans le train.    

On ne peut rêver ballade plus paisible, paysage plus rassurant.

Mais il y eut ce roulement des wagons venant de la frontière.  Des soldats couverts de suie lançaient des fumigènes  et des  nuages noirs cachèrent bientôt les falaises de craie. J’arrive à Dresde écrasée sous les bombes.  Sur les champs de ruines invisibles des touristes se photographient,  des couples s’enlacent, des enfants rient. Comme le soleil éclaire encore le haut des immeubles reconstruits, inévitablement on regarde le ciel.

 

 


 

Dresde-6.jpg

 

 

 

L'opéra de Dresde.


Les couples mélomanes font le spectacle devant l’opéra de Dresde juste avant 19 heures :  pour gagner l'entrée principale du bâtiment, ils doivent traverser à pied une partie de l’immense place pavée qui l'entoure.  Les hommes, habillés de noir, se déplacent sans problème, mais c’est l’instant de tous les dangers pour les jeunes élégantes en  robe longue serrée sur leurs talons aiguilles. On les voit, poupées insouciantes, aériennes et gracieuses soudain se désarticuler et marcher comme de vilains canards. Seules, les plus âgées, qui ont su garder aux pieds des chaussures  plates, avancent dignement. Elles  ne sortiront de leur  sac à main les escarpins de fête qu’une fois  parvenue sous l'arcade  qui conduit à  l'escalier d'honneur. 

Tout ce beau monde enfin entré sain et sauf dans l’opéra, la Theaterplatz  se vide aussi de ses badauds rigolards et bariolés qui espéraient des chutes.


 

http://www.artsetvie.com/pdf/conferences/PlusPrintemps04.pdf

 


 

 

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 15:16
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Le Ring

Ils ne savaient pas dans quel sens ils avaient pris le Ring et donc ils avaient pu visiter les monuments de droite comme s’ils étaient ceux de gauche. Cela n’avait guère d’importance: ces jours de canicule, seule la qualité des ombres faisait la gloire des lieux.



Le café Hawelka

On nous a dit grand bien du café Hawelka, mais fin juillet le café Hawelka est fermé. Nous nous installons dans la brasserie d’à côté. Nous fermons les yeux, nous y sommes.

Le café Central


On l’a trop cherché sur le plan du guide pour y faire ces rencontres de hasard qui bousculent une vie. Ce n’est pas le lieu, ici, qui n’est pas à sa place.

 


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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 09:08
 

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Il allait à Meudon ? Pourquoi Meudon ? Parce que c’était une destination à l’ancienne, un voyage humble.
A celui, bouffi d’orgueil, qui rêvait d’un périple en Patagonie, il opposait son : « Je vais à Meudon ».

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