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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 09:39

halle des sports, usine Nigay (Feurs)

 

A gauche, une usine? Non! Le coin d'une halle des sports et son revêtement bois.

A droite, le musée d'art moderne? Non! Un bout d'usine à caramel caché dans sa structure métallique.

Le travail serait divertissement et le divertissement travail?

Des lieux déguisés pour un peuple d'enfants?

 

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 14:32

street art (Fourvière 2015, Lyon)

 

Rude grimpette par forte chaleur jusqu'à la basilique de Fourvière depuis la quartier Saint-Jean. On attaque la montée des Chazeaux. A la 185 ème marche, il faut reprendre son souffle. A gauche, une chatte sur un mur brûlant semble dire, à votre âge, pour aller si haut prenez donc en bas ce tramway nommé Ficelle.

 

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 10:06

 Bonhomme (Niederthai, Tyrol)

 

Pas si bonhomme, ce bonhomme autrichien!

Vu de face, il fait froid dans le dos…

On murmure que même l’été, il ne fond pas.

 

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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 07:39

Street Art (Lyon 2015, Croix Rousse)

 

C’est quoi? C’est qui?

Vous? Moi? Nous?

Tous ensemble... Tous ensemble... Tous ensemble...

Un postérieur comme futur…Mauvais temps à conjuguer!

 

http://www.lyon-visite.info/street-art-graff-graffitis-tags-pentes-croix-rousse/

http://street-art-lyon.com/19/12/2015/droit-mur-de-retour/

 

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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 07:14
La Loire (Feurs, Randan)
La Loire (Feurs, Randan)

Rien qu'un simple cygne sur l'eau. Un cygne sans jeu de mot.

C’est bien, ça repose, ce n’est pas de la littérature.

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 10:23

Place des Tapis (Lyon)

 

Ici, en ville, les gens sont pressés, grognons et malpolis, mais le mobilier reste urbain, prêt à la conversation.

 

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15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 08:32

 Beaubourg (Paris 2014)

 

-Tu vois ton père sur la photo?

- Oui, celui qui est grand. Là! En haut!

- Non, ton père est petit.

- Le gros, là, au milieu?

- Non, ton père est maigre.

- Là, celui qui sourit?

- Non, ton père est sérieux.

- Le barbu?

- Non, non, ton père, tu vois, c’est celui-ci.

- Mais lequel? Lequel? Qui?

 

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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 10:07

Chat (Saint Priest en Jarez 2015)

 

On prend l’apéro, on se met à parler politique.

Et, comme par hasard, Adolf, Le chat du voisin, nous rend une petite visite…

On se tait.

 

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 14:17

 

Dis, tu l'installes quand la machine?

Il a pris ce ton geignard qui agace ... Je lui réponds que pas tout de suite, que pour le moment je n'ai pas le temps, qu'on ne peut pas faire n'importe quoi, qu'il faut lire la notice, que je ferai ça à tête reposée.

Il insiste, tu sais que c'est important pour moi cette machine! Maintenant, il pleurniche. C'est insupportable! Et pourquoi, en plus, il appelle toute chose, une machine!

Oui, oui, je te dis que je vais m'en occuper! Mais il n'y a pas que toi dans la vie! J'ai d'autres choses à faire! Tu peux bien attendre un peu! Tu n'es plus un enfant!

Il sanglote. J'ai soudain envie de le frapper. Je préfère sortir. En claquant la porte.

Dehors l'air est doux, c'est le début du printemps. Sur le boulevard, les gens se sont installés aux terrasses des cafés. Les femmes ont mis leurs tenues légères. Je les trouve belles. Je respire. Ma colère est tombée. J'ai tort de m'énerver. Tout ça ne me prendra que quelques minutes, je n'ai même pas besoin de lire la notice. Pour lui c'est important et pour moi c'est rien, à peine un petit quart d'heure.

Quatre à quatre je monte l'escalier. Je n'aurais jamais du lui parler comme ça. Je vais m'excuser, l'embrasser, lui dire que je l'aime. Je savoure d'avance le plaisir que je vais lui faire.

Il ne tourne pas la tête lorsque j'entre dans le salon. Il est, comme je l'ai laissé, assis dans un des fauteuils, mais immobile, endormi. Mort.

Je me laisse tomber à côté de lui sur l'autre fauteuil. Triste, plein de remords, anéanti aussi par toutes les formalités à faire et tous les papiers qu'il va me falloir remplir. J'essaie de chasser ces idées honteuses qui me passent par la tête comme : ce n'est pas encore demain la veille que je vais pouvoir aller me balader tranquille sur le boulevard et m'installer à la terrasse d'un café pour voir passer les filles. Que n'est-il mort en hiver!

Pour le salut de mon âme, il faut absolument que je me concentre sur ma peine. Uniquement sur ma douleur. Que je sois pleinement le fils éploré qui vient de perdre son père. Impossible! Devant moi, posé sur le sol, il y a le colis livré par Amazon, à peine ouvert lors de la vérification d'usage. Et me trotte dans la tête cette question infâme qui me conduira droit en enfer, sur leboncoin, combien vais-je bien pouvoir tirer de cette" machine" qui n'a jamais servi?

 

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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 14:07
Exposition. Milan 2015
Exposition. Milan 2015

Nous avions marché longtemps. Aussi, nous entrâmes très excités dans Signifiance. Hugo nous avait prévenus, la-bas, vous verrez, ça va vous changer, tout a un sens. Effectivement, nous étions perdus.

Hugo nous avait dit aussi, trop de sens tue le sens. Il aimait ces formules toutes faites, ce qui est fait n'est plus à faire !

Les passants pressés à qui nous demandions notre chemin semblaient surpris. Tous répondaient, il faut vous rendre à l'évidence.

Nous avons cherché l'évidence.

Après une longue errance dans la ville, le fils d'Hugo, qui était un peu le chef du groupe, osa la question, mais, enfin, c'est où l'évidence? Le passant répondit, en haussant les épaules, l'évidence, mais c'est ici!

Nous avons posé à terre nos baluchons (Hugo nous avait conseillé de prendre des baluchons plutôt que des valises au motif que lorsqu'on se cogne les genoux avec des contenants mous, c'est moins douloureux qu'avec des contenants durs), Notre petit groupe se reflétait dans la vitrine d'un bazar qui proposait des peluches, des hameçons et du fil dentaire à prix coûtant. Il était écrit à la craie en grosses lettres maladroites, cursives et capitales mêlées, sur une ardoise posée à même le trottoir qu’il fallait profiter de ce prix (souligné en rouge) aujourd’hui même.

Nous comprîmes que dans cette ville chaque chose et chaque individu avait sa place. Pourrions-nous jamais trouver la nôtre? Nos pas seraient toujours de côté et nos mots de travers. Nous étions sans valeur, sans cause et sans conséquences. Aucune ardoise posée à même le trottoir ne signalerait jamais notre présence ici. Encore faut-il avoir un prix pour pouvoir un jour être soldé, nous avait enseigné Hugo. Nous devions partir.

On quitta la ville par le boulevard E.Ionesco, de toute façon une ville sans boulevard n’est pas une ville,nous avait assuré Hugo. (En consultant plus tard Wikipédia, j'appris qu'Emile Ionesco était ingénieur, né à Signifiance, constructeur d'écluses géantes. J'ai pensé qu'on ne pouvait, en effet, trouver plus sensée qu'une écluse ).

Alors nous avons marché longtemps, Nous somme rentrés chez nous, la tête basse, dans notre ville d'Insignifiance. Sur le pas de sa porte, Hugo souriait, sentence aux lèvres, je vous l’avais bien dit, votre ailleurs, c’est ici ! Etait-il heureux de nous revoir ou heureux d'avoir eu une nouvelle fois raison?

Ce qu'il ne saurait jamais, Hugo, c'est qu'avant de quitter Signifiance, nous avions rempli nos baluchons et nos sacs de peluches, d'hameçons et de fil dentaire.

Le fils d’Hugo avait dit, tout s'achète et tout se vend, autant ne pas avoir fait ce voyage pour rien, mais surtout que mon vieux n’en sache rien, car toute vérité n’est pas bonne à dire et le silence est d'or.

Le neveu d'Hugo, qui faisait partie du groupe, me glissa à l'oreille, tu vois, les chiens ne font pas des chats!

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